Fog

Ce matin,

Un étrange brouillard

M’encoconne de lainages gris.

Imperceptibles toiles,

Tamisant et chemisant les bruits.

Impalpable,

Sa caresse mouillée me galbe

D’un étrange silence,

D’attentes et de fuites,

D’un souffle blanc frôlant

De mon haleine, sa bouche.

Chut !

La rue s’est diluée, dissoute.

Sous mes pas, le pavé dort,

Une silhouette menue trotte,

Se fond, se liquéfie dans le bitume,

J’assume

Cette non existence,

Cette longue latence.

Le soleil est prisonnier

De ces draps de chanvre gris,

Et je dors tout éveillée,

Je ne veux pas qu’on me dérange,

Tandis que je funambule,

Entre le jour et la nuit.

A propos Phédrienne

Je suis ce que j'écris, ce que je vis, et réciproquement, cela suffit sans doute à me connaître un peu :)
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3 commentaires pour Fog

  1. Bello poema. profundos sentimientos y siempre tu filosofía de vida que comparto. Un abrazo.

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  2. Phédrienne dit :

    Juste une philosophie de l’amour, hein, Barbara !
    Amitiés

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  3. C’est vraiment ça ! Toutes mes amitiés.

    J'aime

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