I love Paris

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Et retrouver le murmure de Paris

Emue de sortilèges

Sous son manteau de lumière crue…

Station nulle part, un corbeau noir

Juché sur les toits de verre

Qui déploient leurs ailes transparentes

Sur les quais sinueux,

Nous regarde, moqueur.

Paris est une belle qui se raille,

Ses jupons rouges cachent cent vies,

Et sur ces trottoirs,

De laides bourgeoises,

Et des noirs fiers comme des paons

Croisent le chant des espagnols !

Paris et ses ivrognes qui dansent sous la lune

Quand le matin blêmit,

Paris qui s’abîme en Seine,

Lorsque la lune se pend

Aux réverbères scintillants,

Paris, où des sans âme,

Où des sans toits dorment blottis,

Sur le Boulmich dans des cabines

De téléphone où rien ne sonne…

Je vous l’assure,

Sa voix friponne, encanaillée

Et Suraiguë, ne ressemble à aucune autre

Et je sais la voix dense de ses quais enfiévrés,

Où jamais l’été ne s’éteint tout à fait…

Paris, et moi, qui funambule,

Accrochée à ses basques

Comme  à une courtisane,

Dont je connais les fards,

Mais qui ne peut

Que me

Séduire….

A propos Phédrienne

Je suis ce que j'écris, ce que je vis, et réciproquement, cela suffit sans doute à me connaître un peu :)
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3 commentaires pour I love Paris

  1. Antonio dit :

    Une courtisane, c’est le terme approprié.
    La belle est irrésistible sous ses apparats de pierre de taille et de haute couture. Dans chaque rue, sur chaque trottoir, elle vous invite à monter et vous la suivez sans comprendre ce qui vous arrive.

    Est-ce ce décolleté de Montmartre dont on ne se lasse de la vue, est-ce ces grandes avenues aux bas noirs de monde qui remonte jusqu’en haut, peut-être est-ce les prunelles de ces réverbères qui scintillent comme des clins d’yeux, à moins que ce ne soit cet accent grave au fond de ces voies, ces passages qui nous interpellent. Non, je sais, c’est son parfum de métropolitain si personnel, âcre et troublant parce que c’est elle dans les bas fonds de ce corps en sueur.

    Paris la belle, pour une heure dans ses bras, de la mondaine à la titi parisienne, elle révèle sous sa beauté les secrets et les meurtrissures de son histoire, une face cachée dans la nuit, comme la lune qui au dessus luit, pleine, comme un miroir de sa folie.

    Paris se découvre la nuit, loin de tous ceux qui la souillent sans la comprendre, la klaxonnant, la bousculant, la pressant sans même la voir, sans même voir qu’elle pleure.

    Oui mais la nuit, elle sourit… à ceux qui se laissent prendre et montent avec elle.

    Elle vous a donc souri, c’est merveilleux ! 🙂

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  2. Ah! Paris la plus belle, la plus aimée. Tu sais j’adore Paris. et tu la connais à travers de sa peau, tu connais ses secrets parceque toi respire la poèsie. J’aime aussi les beaux comentaires de Antonio. Amitiés.

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