Suspendue

Lyon's bridge

Lyon’s bridge

 

J’ai cueilli l’hiver du bout des yeux,

Marchant à pas comptés sur un quai désert,

Là où la lumière pose ses faisceaux dorés,

Où l’eau en grâces épouse le ciel.

Le temps restait suspendu aux arches du pont,

Et le soleil, refusant de s’assoupir,

Léchait de sa langue d’or les pas des promeneurs.

La chanson de l’eau parlait d’amour,

De la fusion des ondes et des corps,

Un grand vent caressant posait sa main

Sur mon front,

Et je courais ivre de légèreté,

Seule au monde,  un monde à moi toute seule,

Planète gyrophare ondoyant ses mystères,

Dans la douceur du soir…

 

A propos Phédrienne

Je suis ce que j'écris, ce que je vis, et réciproquement, cela suffit sans doute à me connaître un peu :)
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4 commentaires pour Suspendue

  1. « La canción del agua habla de amor/ de la fusión de ondas y cuerpos/ Un gran viento acariciador/ posaba su mano/ sobre mi frente… » Pasearía por ese puente haciendo mías esas palabras… Bonito poema, Phédrienne.!!!

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  2. rechab dit :

    Beau texte, ( et l’image me parle, forcément en tant qu’ancien lyonnais)

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