Just for me

Pour dessiner à bâton rouge un trait de sang

Et renaître à la vie un long moment

Quand le spleen éclabousse mes nuits denses

Et que j’oublie le parfum du vent…

J’attends

En même temps que les fragrances

Les parfums violents de mes latences

Chavirant de sentences maudites

Ce qui soudain, au milieu de ma douceur, crie !

Ce qui te touche m’habite et me fuit

Cueillant en tourbillons de sensations percluses

Ce cœur qui tintamarre, chavire,

Se calcifie

Se claquemure, se fissure, s’ensoute et se désamarre

Alors, j’attends que l’océan dans ses bras titanesques

Me charme et m’Ophélise, m’algue, me délie de tout

Me pose sur des draps de sable

Et, j’oublie tout…

2273 réduit

 

A propos Phédrienne

Je suis ce que j'écris, ce que je vis, et réciproquement, cela suffit sans doute à me connaître un peu :)
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9 commentaires pour Just for me

  1. savoureuses senstions

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  2. Combien des belles images! Un poème est comme un rayon qui nous touche, qui nous traverse de part en part, totalement. Magnifique, Phédrienne!

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  3. rechab dit :

    C’est « l’interrogation du soleil »…. qui ne passait pas – pour moi – à travers le bâton nacré de rouge à lèvres….

    En lissant, du dos de la main,
    Un sable blond, – l’interrogation du soleil
    Qui s’étale, en grains
    Par millions, ni semblables, ni pareils

    Et si ceux ci, recouvrent
    L’haleine de mon corps
    Qui fait racine, puis s’ouvre
    En profondeur, de toutes ses pores

    C’est un flux de la mémoire
    En fouillant dans son ombre
    A chercher dans le noir
    Qu’aucune lumière n’encombre

    Quand tu te penches, elle ressurgit soudain
    Aux rayons de tes cheveux dénoués
    Et qu’ au dessus de moi, planent tes mains
    Porteuses du soleil, d’un désir avoué.

    C’est ton regard, que le ciel achemine
    Qui réchauffe le mien
    Je n’en sais pas l’origine
    Mais j’en connais les liens.

    Vivre est une aventure,
    On s’écarte des chemins tracés
    Vers des sentiers peu sûrs
    Mais où tu me fais me lancer

    Et c’est encore un peu ivre
    Encore en titubant
    Que je vais te suivre
    Emporté vers l’avant

    Mes lèvres ont le goût des tiennes
    J »ai laissé derrière, l’hiver des pensées
    Un nouveau jour m’entraîne
    ………….. Et je n’ai plus de passé.

    RC -21 octobre 2012

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  4. rechab dit :

    C’est très gentil… – d’ailleurs, je suis assez surpris de constater que tes écrits, pourraient souvent « croiser les miens ».. ou en tout cas les compléter….
    ( et inversement )

    C’est d’ailleurs une chose que j’aime beaucoup faire – consciemment,
    comme ce que j’ai évoqué dans ma réponse à « même pas peur »…
    c’est à dire « rebondir », et souvent avec les termes même que ce qui a été écrit par ailleurs, pour en développer autre chose… ce que j’appelle « l’effet ping pong »…

    si tu m’y autorises – je pourrais m’y « risquer »… ( je demande, parce que tout le monde n’est pas prêt-, je dirai même ouvert d’esprit-, pour que cela soit possible sans déranger le « moi », qui souvent sommeille en nous, et peut se réveiller )..

    Bref j’aime bien ta façon d’aborder poétiquement les choses, et justement par les images… je m’y sens à l’aise….

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