5 heures du matin

J’ai parcouru la nuit à grandes enjambées

Franchi le pont des heures couchées

La nuit est amicale, elle sourit à la vie

Cachée sous les étoiles, et puis,

Elle a une allure folle dans sa robe ajustée

Son corset bleu marine et ses douces ballerines

Je l’ai suivie marchant à pas silencieux

Sur ses traces fuyantes de danseuse invisible

Et me voilà debout sur une crête noire

Un si drôle de perchoir, où je ne pense plus

Mais laisse traverser les comètes en goguette

Quelques anges déchus aux ailes harassées

Moi je suis sans fatigues, mais aussi sans idées

Une tête noctambule, ballon hydrogéné

Qui implosera peut-être en laissant dériver

Une petite luciole espiègle et inspirée !

A propos Phédrienne

Je suis ce que j'écris, ce que je vis, et réciproquement, cela suffit sans doute à me connaître un peu :)
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9 commentaires pour 5 heures du matin

  1. wihard dit :

    quels grands symboles et mélodies !

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  2. On peut définir, mesurer la beauté? La beauté es là, prendre á chaque vers. Merci Phédrienne.

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  3. rechab dit :

    Il faut bien le dire,
    Tu m’as aidé à ôter la robe
    Celle des nuages, recouvrant les étoiles

    Et dans la nuit scintillante; qui m’attendait
    S’échangent les avions d’argent
    Vers les destinations lointaines

    Peut-être celles des bonheurs partagés
    Et la danse des points dans le sombre,
    Celle des lucioles

    S’appuie sur les traits fugaces
    Des comètes, dessinant à la lumière
    Sans les craies, sur la tableau d’ardoise de la nuit.

    Et tu rassembles aussi les clins d’oeil,
    Des lucioles,— la danse des anges,
    Avec le pont des heures couchées

    Sans les ballerines, avec la forme de ton sourire
    En équilibre, quelque part – ballon léger
    Au dessus,corsage transparent, de mon sommeil….

    RC – 03 mars 2013

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    • Phédrienne dit :

      Répondant aux rêves inversés,
      Où le réel épouse l’imaginaire,
      Regarde dans le ciel,
      Ces silhouettes épousées,
      Qui cherchent l’écho
      De leur poussière.
      De la nuit, enfermant
      Dans ses mains damassées,
      Les mots que je jette en prières,!
      Quelques éclats de rires
      Demeurent prisonniers,
      Que d’autres mots, libèrent….

      Merci Rechab pour cette très belle inspiration

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  4. rechab dit :

    Rêves versés, inspiration complétée, imaginaire inversé…. il y a encore beaucoup à faire « écho »…. et je m’en réjouis…

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