Fluides

Fluide, l’instant magique  de ta grâce,

Posant au mitan de tes yeux,

L’instant qui ne restera pas,

Ce moment bleu.

J’ouvre mes bras en corolle

Je veux tout lâcher, tout donner,

Même les chiens fous, même les loups,

Même ton cou…

Désordonnée et passagère d’un temps

Déraillant à pleines rames,

Le long des montagnes de lave,

Sans gare, ni quai, ni repos !

Fluide, la nano seconde, où, pourtant,

S’engouffre à pleine voix le vent,

Et l’eau de ta bouche murmurant

Ce mot qui ne dure jamais…

Que jamais le marbre ne signe,

Et que le sable facétieux,

Dans ses ondes si peu longanimes,

Recouvre de grains silencieux…

A propos Phédrienne

Je suis ce que j'écris, ce que je vis, et réciproquement, cela suffit sans doute à me connaître un peu :)
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4 commentaires pour Fluides

  1. L’instant magique qui passe… pouvons nous le retenir? Beau, très très beau poème. Bises.

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  2. rechab dit :

    Suspendu dans le vide,
    Quelque part sur les hauteurs,
    J’entends crier la voix du vent,
    Sous le regard étonné des nuages
    Qui ne reconnaissent pas mes mots
    Au delà des précipices…

    Ravins obscurs d’où monte une brume
    Qui déjà m’enveloppe .

    Ce n’est pas une corde
    Qui serait le fil me reliant à la vie
    Entre deux rochers
    Mais juste ton cou que j’entoure,
    Suspendu à ton regard,
    Au-delà du vertige.

    J'aime

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