La sicilienne

 

Pendant que son front penché

Marque l’inclinaison du monde

Se dessine son ombre sur les murs

De la maison.

Mains voltigeant sur les  clés

Notes légères et embuées.

Le printemps entre dans la cuisine

Où flottait encore l’odeur des gâteaux

Et le parfum de son enfance

Tandis que ses épaules dansant

En gigue légère sur le flot de musique

Sont un bateau puissant.

Assise près de lui et retenant mon souffle

Je voyage à demi

Rêvant de pénétrer le beau secret des Dieux

Courant à fleur de lignes sur les partitions folles

Pendant que la flûte se tait doucement

Comme le murmure de la brise

A propos Phédrienne

Je suis ce que j'écris, ce que je vis, et réciproquement, cela suffit sans doute à me connaître un peu :)
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Un commentaire pour La sicilienne

  1. Très, très beau, très, très douce comme « la flûte qui se tait doucement ». Bravo. Douce soirée.

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