La balancelle

 

Posé sur la balancelle, un coussin

Où dansent juste le soleil, et l’ombre d’une guêpe élégante

La rue bruisse, bourdonne, fourmille, s’oxygène

Chaleur montante,  exaltante, joyeuse et stupéfaite

Près du rosier où de petits boutons s’impatientent

La table et un saladier d’oranges, des miettes de pain

Une bouteille d’eau transpercée de lumière

Un moineau affamé sur le rebord du balcon

Les branches sylphides des plantes grimpantes

A l’assaut des murs et des treillages

Et la fécondante douceur de l’amitié

Sur la balancelle, mon ami dort

Sa belle tête argentée posée sur son épaule

Moi je respire paisible et sûre

Mon corps bercé

Parenthèse de calme pur

Et de lumière dorée…

 

A propos Phédrienne

Je suis ce que j'écris, ce que je vis, et réciproquement, cela suffit sans doute à me connaître un peu :)
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4 commentaires pour La balancelle

  1. Parfaite, j’adore.
    Bises.

    J'aime

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