Printemps

 

Ma part est belle et j’y veux demeurer

Avec en moi cette étincelle

Ce feu et ces amours cuivrés

Ô dis-moi donc, toi qui rêves éveillé

Au lieu de frotter à tes mains

A ton sein, à ton âme énervée

Tout ce qui vient et appelle

Dis-moi ce qui t’effraie ?

J’entends sur le parvis

De mes envies et de mes fois

Battre le tambour des printemps

Le sacre du soleil éclatant

Sous ces durs pinceaux

Ma toile !

Je veux tout peindre

De mon sang !

Cueillir à la lumière du jour

La profonde lenteur de la nuit

L’odeur des matins blancs

La trace des pas oubliés

Les chevaux de la folie débridée

Je veux être !

Et dans cet étant chamarré

Glisser du rêve au réel

Par moi et par toi recréé…

A propos Phédrienne

Je suis ce que j'écris, ce que je vis, et réciproquement, cela suffit sans doute à me connaître un peu :)
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