Le banc de la sirène

 

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Le banc de la sirène attend son égérie,

Seul au milieu des flots, où bien fort, il gémit.

Jadis sur le bord dur, où il souffrait d’ennui,

Il rêvait en silence à ses écailles belles,

A la splendeur cuivrée de ses cheveux mouillés,

A sa queue enchaînant aux ondes impatientes,

Mille cœurs captifs retenus en filets,

A sa poitrine blanche où deux étoiles règnent,

A son regard jaspé ombré de cils d’argent.

Dans les ondes profondes, maintenant, il attend,

Craignant que le soleil en son feu impatient

Ne vienne sur la terre briser l’amour naissant

Entre le bois et l’eau,  unis pour un instant…

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A propos Phédrienne

Je suis ce que j'écris, ce que je vis, et réciproquement, cela suffit sans doute à me connaître un peu :)
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