Lit d’orages

 

 

La nuit a chanté de pluie

Gospel infernal

Rythmé par le chant lourd

Des trompettes et des cymbales

Voix cuivrées, mouillées d’ennui

Que la lourdeur tropicale

A pétri de sueur lente

Et de frissons en cavale

J’ai écouté

Dans mes draps voiles

Où le corps tanguait de fièvre

Cet appel du chant des esclaves

Réclamant la venue du jour

La nuit, splendide et pleine

Matrone couturée de colliers d’or

Que la grande colère de Zeus

A balafrée jusqu’aux aurores

M’a soulevée d’envie

Dans ses bras ronds et forts

Et au petit matin, seulement,

Je me suis enfin endormie…

A propos Phédrienne

Je suis ce que j'écris, ce que je vis, et réciproquement, cela suffit sans doute à me connaître un peu :)
Cet article, publié dans Les poésies de Colette, est tagué , , , , . Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s