Je t’enverrai un baiser

 

Je t’enverrai un baiser

Porté par un souffle léger

Quand tu partiras

Inondé de certitudes

Lavé des attentes perverses

Juste et assuré de tes lois

 

Moi, je sais aujourd’hui

Que seul l’amour m’importe

Celui qui lie mes mains

Aux gens qui me sont chers

Sans racines autres

Que celles de me plaire

Sans légitimité

Sans contrats signés

 

Mes promesses à moi

Je les signe d’une présence

Obstinée, têtue et constante

Je suis l’arbre qui croît

Même quand il n’y a pas d’eau

Je suis celle qui croit

En tous les impossibles

Je suis celle qui s’assoit

Sur le premier rayon de lumière

Ou le dernier quartier de lune

Quand celui que j’aime

Ne rentre pas

Je suis celle qui sait que le sommeil

Attend

Mais pas la vie qui presse

De tout son pouls vibrant

Alors j’embrasserai de loin

Mouvement imperceptible des ombres

Tes lèvres absentes

Ton front qu’une autre regardera

Quand tu seras loin

Déjà…

A propos Phédrienne

Je suis ce que j'écris, ce que je vis, et réciproquement, cela suffit sans doute à me connaître un peu :)
Cet article, publié dans Les poésies de Colette, est tagué , , . Ajoutez ce permalien à vos favoris.

2 commentaires pour Je t’enverrai un baiser

  1. Belle définition, descripcion, position, déclaration de vie !!!
    J’aime beaucoup, Phédrienne !!!

    J'aime

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