Douceur

Posée dans la clairière

Quand le vent du matin à peine

Donne sa voix douce et claire

Que la lumière s’ébroue et monte

Lentement

Je suis l’eau et la terre

Les cailloux blancs du chemin

L’herbe couchée

Le papillon immobile

Et ses ailes perlées de nuit

J’aime les mains fraîches du temps

Glissant leur haleine humide

Sur ma chair frissonnante

Brouillant mes yeux de sensations fluides

Une telle douceur

Qui prend son temps

Pour m’entotonner de tiédeur

Pour me caresser comme un amant

Attentif et fébrile

Et lui, plus loin

La ligne des épaules

Comme un bateau chaviré

Les yeux perdus de liberté

Terre lointaine, terre d’asile

Où je m’irais lover

Pour un instant seulement

Mes errances ivres

Le soleil sur ma main

Brûlant baiser

Corolles défroissées

Satinées d’eau

Pâmées de ciel et d’or

Je suis levée

Prête à partir sur la pointe des pieds

Ravagée de senteurs…

A propos Phédrienne

Je suis ce que j'écris, ce que je vis, et réciproquement, cela suffit sans doute à me connaître un peu :)
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