Villeurbanne – minuit

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Tessons de feu glissant

Sur des nuages lourds

Ma chevelure ruisselle

De chaudes nuits

Le tam tam de mon cœur

Bat si violemment

Sur l’oreiller de blanche neige

Que la jungle recule

Par instants

Sentiers noirs

Le grand sorcier agite

Ses amulettes d’or

Voix des griots chantant

Les peurs ancestrales

J’ai peur, justement

De l’insidieuse caresse

Des arbres penchant

Leurs larges feuilles d’émeraude

Sur mon corps pantelant

De l’obscure voix des ombres

Soupirs, sinistres exhalaisons

Alchimiques incantations

Je creuse le lit de ma rivière

Ondée de sombres cauchemars

Un grand serpent amer et noir

Enlace mes chevilles sombres

De ses dents pointues et ivoire

Un singe me mord en tapinois

Et j’attends sous ma canopée-tombe

La grande colère des cieux

Ses cinglantes flèches de bronze

Et l’eau vivifiante et féconde…

A propos Phédrienne

Je suis ce que j'écris, ce que je vis, et réciproquement, cela suffit sans doute à me connaître un peu :)
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2 commentaires pour Villeurbanne – minuit

  1. Magnifique, très inspiré !!! Vive Villeurbanne !!!
    Gros bisous.

    J'aime

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