Le voyageur

 

Tes yeux sont si près de mon cœur

Je t’imagine au loin errant

De printemps en été, de rivière en rizière

Dérivant au long de lointaines frontières

En voyageur impénitent

Le monde est si petit

A peine quelques arpents de rêve

Dunes de sable et cailloux blancs

Forêts obscures et amères

Terres brunies de soleils couchants

Dans mon bateau de pages vergées

Sans barre, ni compas, ni maître

Livré aux seules embardées

De mon stylo d’encre violette

Je suis tes pas, tes traces affermies

Je respire dans le creux de ton cou

Le sel, l’herbe humide, le sable dru

Par tes yeux, j’imagine la mer

Battant de ses flux austères

Les flancs de montagnes dorées

J’écoute paupières couchées

La musique, le cri de la terre

Et comme les mères des marins

Sur la jetée des amours mortes

J’attends ton  retour incertain

Et plus encore, je le crains…

 

Publicités

A propos Phédrienne

Je suis ce que j'écris, ce que je vis, et réciproquement, cela suffit sans doute à me connaître un peu :)
Cet article, publié dans Les poésies de Colette, est tagué , , , . Ajoutez ce permalien à vos favoris.

3 commentaires pour Le voyageur

  1. barbaragarciacarpi dit :

    C’est un poéme d’amour magnifique, parfait; qu’il m’a fait presque pleurer.
    Merci, mil fois merci !!!
    Bisous.

    J'aime

  2. C’est un poéme d’amour magnifique, parfait; qui m’a fait presque pleurer !
    Merci, mil fois merci !!!
    Bisous.

    J'aime

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s