Soeur Anne, poésie pour sourire de soi !

 

Lorsque les yeux battus, j’attendais encore

Douces étincelles de lent vertige

Les mots silencieux dont je rêvais alors

Qui me fondaient un château en Espagne

L’eldorado vaincu et toutes ses mines d’or

J’étais l’infante disparue, Phèdre, Juliette

Et toutes ces folles pour qui mon cœur féru

Aux matins battant de l’aurore, s’est tant ému

Ces héroïnes inconnues à qui l’attente

Est  à jamais la seule nourriture du cœur

Et dont le corps chavire à chaque grincement

Des marches menant à leur tour d’ivoire blanc

Il est des troubadours qui savent mieux chanter

Que vivre leur amour et moi je suis restée

Liée aux plis de ces missives du passé

J’en souris tant, mièvre et veloutée

Que mon reflet blond en ses courbes dorées

Se moque gentiment de lui-même

Et qu’à grand peine je lui fais murmurer

Que l’amour vaut bien encore toutes ces peines

Et que jamais il ne voudra s’en lasser !

 

A propos Phédrienne

Je suis ce que j'écris, ce que je vis, et réciproquement, cela suffit sans doute à me connaître un peu :)
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2 commentaires pour Soeur Anne, poésie pour sourire de soi !

  1. C’est très évocateur… J’aime beaucoup!!!
    Bisous.

    J'aime

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