Promenade sur les quais, variation

La grande bouche d’Août

A mangé les promeneurs

Longs, blancs et déserts

Les quais sous la touffeur

Respirent à peine

Et j’y traîne le poids des absents

Ombre pure et seulette

Ma giacomettique silhouette

Allonge ses pas silencieux

Et je guette le corps endormi

Du Rhône

Dont les bras inquiets enserrent

Les arches vives des ponts

Où aucun pas ne résonne

Le vent se lève violemment

Dans mes cheveux, il se chiffonne

La pluie menace et c’est tant mieux

Ma promenade incandescente

Orphée dans les pierres brûlantes

Que la soif enfièvre et assomme

Et je me rêve encore un peu

Sirène ondée de vertes algues

Monstre marin et délicieux…

 

A propos Phédrienne

Je suis ce que j'écris, ce que je vis, et réciproquement, cela suffit sans doute à me connaître un peu :)
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2 commentaires pour Promenade sur les quais, variation

  1. Bravo !!! J’aime beaucoup ces belles images; ce promenade sur les quais…
    Gros bisous.

    J'aime

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