Ville fantôme

 

Ma ville dort

Soumise et apaisée sous les poussières blanches

Elle s’enlise sans bruits dans la déréliction

S’affadit et s’empèse sous la torpeur des jours

Trompe son ennui en enfermant entre ses murs clos

Les ombres grises des passants et les murmures enfuis

Glissant le long des rues et des murs enténébrés

Je coulisse mon œil entre des rideaux clos

L’entrebâillement d’un store indiscret

L’échancrure d’une fenêtre

Où un volet bat encore comme un cœur fatigué

Et je sens ouatées de silences

Passer comme des ombres dansantes

Prisonnières des fenêtres fermées…

 

 

A propos Phédrienne

Je suis ce que j'écris, ce que je vis, et réciproquement, cela suffit sans doute à me connaître un peu :)
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