Piano (Chopin, concerto n° 2 en fa mineur)

 

Une petite note perlée chante à mon oreille

Douce comme la patine de l’ivoire

Une note mélancolique et ténébreuse

Doucereuse et complice glissant au fil de l’eau

Qui tombe, dehors, en fins rideaux

Perchée dans le creux de mon oreille

Elle y susurre sa complainte

L’ardeur de l’été qui s’en va

Les pas qui se sont éloignés et avec eux

Tout l’espoir d’être si fort aimé !

A moins qu’elle ne me suggère de voyager en Utopie

Sur un tapis de soie et d’arpèges

De langoureuse mélodie

Une petite note fond en moi comme un enchantement

De toutes ses couleurs parées

La musique, n’est-ce pas, est une île dorée

Où le moindre naufragé soudainement prend ses repères

Et je m’y suis oubliée,

Le temps magique d’un battement

De tes paupières…

 

A propos Phédrienne

Je suis ce que j'écris, ce que je vis, et réciproquement, cela suffit sans doute à me connaître un peu :)
Cet article, publié dans Les poésies de Colette, est tagué , , , , . Ajoutez ce permalien à vos favoris.

2 commentaires pour Piano (Chopin, concerto n° 2 en fa mineur)

  1. Vraiment musique: Le temps magique d’une battement / de tes paupières… bravo, j’adore!!!

    Aimé par 1 personne

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s