Soudain

734Je me suis oubliée

Partant sur les rubans de terre ombreuse

Où lentement se délitent les heures

Je les ai passées à rêver

Je les ai passées à regarder, à sentir couler les secondes

Une à une sur ma peau

C’est lourd, vous savez, une seconde,

Cela n’a l’air de rien, mais c’est dense

Tout un monde s’y love et y croît

Et j’y ai croisé l’impossible et l’improbable

Ils étaient beaux, ils étaient là !

Souvent, revenant de mes errances diurnes

Encharpée de ces songes pas si creux

Auréolée de nuages et de vapeurs de mots

Syllabes sans tempo, sans instruments ni queue de pie

Et que j’orchestre à ma façon

Sonate pour esprit égaré, symphonie des éphémères extases

Je souris

Un sourire de chat de Chester accroché aux réverbères

Et qui se reflète soudain, dans le mica des trottoirs

La glace d’une vitrine où se meurent quelques mannequins durs

Je souris à ma propre vacuité

Cadeau ivre et libéré du temps

Je suis un cœur sans horloge

Et qui se rythme à son envie

Je suis…celle qui marche en rêve

Et qui rêve en marchant…

 

A propos Phédrienne

Je suis ce que j'écris, ce que je vis, et réciproquement, cela suffit sans doute à me connaître un peu :)
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