Lucarne

199

J’ai regardé trembler le silence

Sur la face noire de ma télévision

Suivi le vol d’une mouche dans la lumière

J’ai pensé au sourire de ma mère

Je ne sais pas pourquoi

J’ai façonné quelques mots du bout des doigts

Pour en faire de petits confettis tout ronds

Et j’ai écouté pousser dans un coin de ma tête

Le petit coin tout doux à droite en entrant

De drôles d’idées, vous savez, ces petites absurdités

Semées comme des cailloux ronds

Ce soir j’ai juste envie d’épouser

Le calme métaphysique de Descartes

Et plonger nue dans la nuit noire

Il est l’heure où les pas déjà

S’estompent sur les grands boulevards

Où la rue s’emmitoufle dans son manteau de suie

Déroule ses traînes languides et se pavane sans bruits

Ma pavane nocturne je la danserais dans mon lit

En écoutant chanter la pluie à ma fenêtre goguenarde

Je serais la gitane noire, et sa mélopée sans ennui…

A propos Phédrienne

Je suis ce que j'écris, ce que je vis, et réciproquement, cela suffit sans doute à me connaître un peu :)
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