Les jours sans…

 

Mes mains sont engourdies tandis que l’esprit dort

Dehors la pluie s’essouffle en demi-pâmoison

Quelques perles oubliées roulant sur les trottoirs

Qu’un promeneur écrase sans faire plus de façons

 

J’ai la mémoire gitane et le cheveu amer

Mon corps et sa mémoire prébendes des plus austères

S’évertuent en silence à se faire oublier

J’ai l’âme et le cœur tristes à n’en pouvoir pleurer

 

Ca arrive parfois, ça arrive toujours

Au creux des vagues noires, aux heures sans atours

Où  les marées déferlent en ondes ravageuses

Sur le grand pont désert de mon navire qui sombre…

 

J’attendrais à demeure qu’il se remette à flots

Et qu’une chanson douce lui revienne en écho

Vienne la nuit lisière de mes pensées fragiles

J’y coucherais pour l’heure mon âme indocile…

Et j’attendrais le jour…

A propos Phédrienne

Je suis ce que j'écris, ce que je vis, et réciproquement, cela suffit sans doute à me connaître un peu :)
Cet article, publié dans Les poésies de Colette, est tagué , , . Ajoutez ce permalien à vos favoris.

6 commentaires pour Les jours sans…

  1. Arnaud dit :

    le poème est bien comme tous les autres, mais je trouve dommage que ce soit toujours les poèmes de Phédrienne ? De plus, lorsqu’on veut voir les autres commentaires, on en voit jamais ??

    J'aime

  2. Phédrienne dit :

    bonjour Arnaud
    C’est un pseudo que j ai gardé pour certains amis de forums et si il y a des commentaires mais peu sous les poemes les gens ont plus l’habitude de liker maintenant, helas!
    Merci donc pour votre message

    J'aime

  3. Il est difficile de commenter les poèmes, par contre, on peut se laisser porter par leur beauté, surtout si elle correspond à nos états d’âme

    J'aime

    • Phédrienne dit :

      Bonjour Elisabeth
      J’en suis très consciente et je comprends aussi ce silence. Néanmoins il est vrai que pour moi la poésie est un arc qui tend ses flèches vibrantes droit sur le cœur d’autrui. Plus que de parler de soi, elle cherche l’écho pulsatile et vibrant chez l’autre. C’est un vrai partage, avec ou sans commentaires de toute façon !
      Merci.

      J'aime

  4. RvB dit :

    Je n’aime pas particulièrement les « like » moi-même…
    Ils me sont pourtant assez pratiques lorsqu’il s’agit de poèmes tant ceux-ci parlent à l’intime et aux émotions – plus difficiles à exprimer de manière courte et concise – que les sentiments qui peuvent se dégager de tes autres écrits.
    Je ne peux bien entendu parler que pour moi-même, mais j’avoue dans ces cas là qu’un « like » vaut toutes les tartines par lesquelles je pourrais le traduire en mots, peut-être devrais-je l’écrire, plutôt, alors : j’aime (hou, que c’est lâche !) 😉

    J'aime

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s