Sororité

1454

 

Tandis que tu dors gisant

Ta chevelure de nuit claire

Epandue sur les draps

Je pense à toi

Suspendue à ton souffle

A ton cœur qui s’est remis à battre

Si loin de notre enfance commune

Et de ses lits de peurs

Si j’étais musicienne, je tendrais

Mon archet sur un violon de douceurs

Pour qu’il murmure à ton oreille

Qu’il te rappelle à l’instant, à la seconde

Où de nouveau tu pourras sentir, crier

Espérer, vivre, te battre

De sœur, je deviendrais ta mère

Portant à ton front cette main

Qui te manque tant…

Dors, ne pense à rien

Le soleil saura bien te trouver

Poser à ta bouche un sourire vainqueur

Dors, je suis dans un coin de ta pensée

Et c’est le cercle de l’enfance qui est ainsi

Ressoudé…

 

A propos Phédrienne

Je suis ce que j'écris, ce que je vis, et réciproquement, cela suffit sans doute à me connaître un peu :)
Cet article, publié dans Les poésies de Colette, est tagué , . Ajoutez ce permalien à vos favoris.

2 commentaires pour Sororité

  1. Quelle tendrese !!! J’adore.
    Gros bisous, chère Colette.

    J'aime

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s