Chant des Coursives

 

Ce matin un coup sec a claqué dans mon silence

C’était un plombier moqueur et son drôle de pointeur à la main

Je lui ai donné mon visage du matin, celui que j’aime bien

Où la puissance occulte de la nuit a posé son prisme fort

Et mes cheveux qui ne sont jamais aussi rebelles que là

J’ai gardé pour moi mon café et son parfum d’ailleurs

Et le chant doux du brouillard montant humide de la rue

Des voitures invisibles ronronnent dans le coton

Il n’y a plus de toits, et cette réalité dissoute enfin

Me va si bien que je me sens une princesse dans sa tour

Où le capitaine ivre d’un rafiot bizarre

Dérivant d’île en île à la recherche de mes Indes intérieures

Et oh oh et une bouteille de rhum !

Parant à virer de bord en bord

Moi qui ait le mal de mer sur un lac

J’affronterais Nessie et Neptune et tous les démons bleus

Au nez et à la barbe des pêcheurs

Des coursives du bateau chantent mes chimères

Leur blues éraillé, alcoolisé, éreintant et rincé

Se moque à mes côtés des vagues et des creux

Vaisseau fantôme piloté par une femme en pyjama

Et qui navigue à fond sur ses visions épiques

Et pique et pique et ratatam !

A propos Phédrienne

Je suis ce que j'écris, ce que je vis, et réciproquement, cela suffit sans doute à me connaître un peu :)
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