Le jour, naissant…

 

Chevauchant les ondes du temps, j’attends

Qu’au creux de mes envies vague le vent

Ondulent les ondes qui stridulent vraiment

Ces chants claquant aux  matins triomphants

 

Le jour à l’instant dispute à la nuit

Sa chemise de brume et son ennui

Ses humeurs trompeuses en doux fruits

Leur saveur tubéreuse qui me fuit

 

Je regarde osciller un rai d’argent

Glissant sous ma fenêtre ses doigts blancs

Sa lumière souveraine, son dos pimpant

Et m’abandonnent mes émois troublants

 

Lors je pars en folle reconquête

Des atours, des amours  rampants

Du matin fou dressé comme un amant

Et dont les belles mains d’or me guettent

 

Tandis que les troupeaux de brebis noires

A l’appel du berger s’égayent prestement

Dans mon drapé de satin ondoyant

Je goûte la douceur du jour naissant…

A propos Phédrienne

Je suis ce que j'écris, ce que je vis, et réciproquement, cela suffit sans doute à me connaître un peu :)
Cet article, publié dans Les poésies de Colette, est tagué , . Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s