Mélancholia

 

Assise sur la chaise près de la fenêtre

Elle me sourit parfois

Sa longue chevelure reposant comme une traîne

Et ses mains tendues vers moi

Je feins de  l’ignorer, je lui tourne le dos

Je garde mes yeux fermés et tous mes mots enclos

Je refuse le dialogue, je refuse aussi

La lente empreinte grise de son charme vénéneux

Elle est entrée sans frapper à sa façon douce et audacieuse

A pris d’autorité possession de mon logis

Et ne se laisse pas chasser sans livrer combat à sa façon

Infusant lentement la dure langueur de son regard

Que je sens sur moi, incessante plaie

Sous ma douche alors que je tente de la noyer

Sous des flots de savon parfumé

Elle me résiste encore et parfois je me tais

Laissant s’effilocher sa muette présence

Et tentant d’écouter au plus profond de moi

Mon cœur qui bat, bam , bam ,bam

Jouant son solo de tambour victorieux

Jusqu’à ce qu’enfin elle se lasse

Et reprenne son envol mystérieux…

A propos Phédrienne

Je suis ce que j'écris, ce que je vis, et réciproquement, cela suffit sans doute à me connaître un peu :)
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