Sur le pont

 

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J’ai coupé mes amarres sur le pont

Le ciel était tombé dans le fleuve tranquille

Et s’y sentait si bien que pas même un frisson

Ne venait troubler ses douces rives

C’était comme un grand œil où se mirait la ville

Je naviguais dessus sans même le toucher

Partant si loin là-bas sous les arches dociles

Chercher le grand bruit de la mer

Et les déserts incandescents des frontières

Autant de pas jetés dupliquant l’infini

De tous les chemins de mon Compostelle

Marcheuse  du néant invisible

Que l’eau sait si bien refléter

Quand je marche, moi je navigue

Sur des mers très agitées

Sous le grand bleu clair et limpide

C’est mon âme qui est troublée

Et cherche la candeur du vide

Qui saura si bien me combler…

 

 

A propos Phédrienne

Je suis ce que j'écris, ce que je vis, et réciproquement, cela suffit sans doute à me connaître un peu :)
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8 commentaires pour Sur le pont

  1. Bravo, bravo!!! La photo est admirrable, MAGNIFIQUE et Olé Olé le texte!!! Naviguer comme ça…!
    Bisous bleu ciel !

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  2. Aurelio dit :

    Pures sentiments lyriques, Colette. Merci bien pour les partager.

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  3. Excusez-moi, Colette, j’ai mené ce post a facebook sans votre permission! Je suis desolée…

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