Cumulo nimbus

 

 

J’ai le nuage aléatoire

Dans mon ciel gris

De très petits moutons bien sages

Restent tapis

Une grosse mine de plomb, vilain crayon

Trace ses grands jambages

Sur les toits volages

Et sa dure calligraphie

Un mince faisceau de lumière

Serpente en vain dans ma chaumière

Fore ses trous dans mon parquet

Et me poursuit de sa blondeur

Avec une maligne candeur

Car rien n’y fait !

J’ai la tête au vent, à l’orage

Aux roulements de tambour en partage

Aux zébrures d’éclairs dorés

Aux océans très démontés

Alors saisissant au passage

Une écharpe de ouate grisée

Je m’en fais un radeau bien large

Et sur les cieux, pars voyager

Capitaine sans amarres

Ou matelot halluciné !

 

A propos Phédrienne

Je suis ce que j'écris, ce que je vis, et réciproquement, cela suffit sans doute à me connaître un peu :)
Cet article, publié dans Les poésies de Colette, est tagué , , . Ajoutez ce permalien à vos favoris.

2 commentaires pour Cumulo nimbus

  1. Bonne soir… capitaine sans amarre, matelot halluciné! Comme tu fait pour finir tés poèmes d’une manière si belle…? Magnifique!
    Bisous

    J'aime

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

w

Connexion à %s