Petit grain

J’ai rêvé à des cygnes blancs

Couchés sur un lac immobile

A de gros oiseaux noirs heurtant

De leurs becs durs et indociles

Des flamands roses raides et tanguant

Sur de vagues rochers invincibles

Dans sa cage de noir étain

C’est tout mon esprit que j’étreins

Et ce tout petit, petit grain

Lové entre neurones et synapses

Et qui envoie ses mémoires flash

A mon imaginaire éteint.

Folie foulant, froissant les idées plates

Secouant les procrastines envies

Du printemps perfide et faux ami

Et de sa fièvre iconoclaste

Qui vous fait sortir des maisons.

Je l’aime à n’en point douter

Ce petit grain halluciné

Qui loin de mes garde-barrières

Me fait franchir les Rubicon

Outrepasser les belles manières

Être sulfureuse et poison

Et fière et libre comme l’air…

A propos Phédrienne

Je suis ce que j'écris, ce que je vis, et réciproquement, cela suffit sans doute à me connaître un peu :)
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4 commentaires pour Petit grain

  1. Mettre en avant les images, comme toi ! Superbe, mon amie, superbe.
    Bisous.

    J'aime

  2. Phédrienne dit :

    Pour Hervé, merci, énormément !

    J'aime

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