Harmonica

 

Que ne suis-je harmonica

Chantant à inflexions basses la couleur des sous-bois

Et la mélopée lente des mélancolies

Quand la lumière rasante se couche au pied des nuits

Ecoute

Ce long cri déchirant, ces murmures hachés

Ce lent chancellement des émotions troublées

La caresse de l’eau foulant en langue humide

Les berges d’infini ou les déserts arides

J’ai le spleen accroché à la plainte magique

Des grands vents mugissant des ténèbres enfuies

Et le ventre noué de cet élan fougueux

Qui pousse les marins à partir

Quand la mer les appelle trop fort

Ecoute

Et si je puis hanter pour toi

Les longs chemins de haute brume

Et les nuages tissés d’embruns

Je te donnerais cette plume

Qui t’emportera encore plus loin…

 

Sur Blues before my time -Mountain Men

A propos Phédrienne

Je suis ce que j'écris, ce que je vis, et réciproquement, cela suffit sans doute à me connaître un peu :)
Cet article, publié dans Les poésies de Colette, est tagué , , . Ajoutez ce permalien à vos favoris.

9 commentaires pour Harmonica

  1. ¡Beau cadeau pour commencer le wee-kend! J’adore.!!!
    Bisous.

    J'aime

  2. Antonio dit :

    Attachant ce Barefoot Iano que j’ai eu l’occasion de voir et d’écouter lors d’un festival à Grenoble, il y a.. hou ! … Il a une approche de l’harmonica hors du commun, il va chercher ses sons comme je vous imagine capter vos images, sans se soucier du regard des autres, avec une vérité de coeur…

    Bel hommage que ce poème à cet instrument qui donne cette âme au blues et qui me parle tous les jours, harmoniciste moi même.

    Merci ! 😉

    J'aime

    • Phédrienne dit :

      Bonjour Antonio
      Vous faites mouche, c’est effectivement ainsi que je travaille en mots et en photos et je partage votre analyse pour cet harmoniciste. Je ne savais pas votre pratique de l’instrument ! Ca vous vaudra une petite démo en plein Paris ! 🙂

      J'aime

      • Antonio dit :

        Ah ! … je vous prends en flagrant délit de poncivité. Pourquoi faut-il toujours quand on dit à quelqu’un que l’on joue d’un instrument que sur le champ il nous demande qu’on lui en fasse la démonstration ? Petite philosophie dans le boudoir, acte manqué 😉

        Si l’on croise une scène avec un morceau de blues qui m’interpelle dans la tonalité de l’harmonica que j’ai dans la poche alors je vous promets de saisir l’instant avec mon appareil instrumental. Je suis sûr que vous me comprenez ! 😉

        A bientôt.

        J'aime

  3. Phédrienne dit :

    Où donc voyez- vous un poncif ? J’adore la musique donc c’est une envie spontanée que je vous ai exprimée doublée d’un clin d’oeil, je sais pertinemment que les choses ne se passent pas ainsi, mais on peut rêver non ? Mais me parler musique c’est comme me parler d’une variété somptueuse de chocolat qui se trouve là, ça donne envie très simplement. Donc, non, acte revendiqué comme toujours, non mais ! 😉

    J'aime

    • Antonio dit :

      Ok pour le poncif, j’ai pas trouvé le mot le plus approprié. Mais votre clin d’oeil que j’ai bien interprété, ne vous inquiétez pas, est un réflexe instantané qui malheureusement sur moi produit le même cliché.

      Mais j’aime bien votre entêtement à revendiquer. Mais attention, tous les chocolats ne se valent pas et je ne suis pas sûr que vous retrouviez dans mon interprétation l’onctuosité d’un Moutain Man. 😉

      J'aime

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s