A l’écoute

 

La Seine bat lentement

Comme un cœur pur

Une blanche mariée

Court sur le parvis

Son voile sur le bras

Traînée de froid

Des arbres chargés de fleurs

Penchent leurs corolles de senteurs

Sur les fronts sourcilleux

Place de la Sorbonne

Des étudiants farceurs

Chevelus et barbus

Dissertent doctement

Mais leur regard cherche

Un éternel printemps

Dans les jupes des filles

C’est troublant

J’y promène mon sourire

Et dans mes mains

La main blanche de ma fille

Est un oiseau caché

Le sourire de la ville

Sur tous les toits, perché

Plante sa fine aiguille

Dans mon cœur enchanté…

A propos Phédrienne

Je suis ce que j'écris, ce que je vis, et réciproquement, cela suffit sans doute à me connaître un peu :)
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2 commentaires pour A l’écoute

  1. Une très belle balade à la place de la Sorbonne,.. la Seine et ta fille! Des moments si doux… poésie de vie!!!
    Bises.

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