Immobile…

 

Immobile, en silence non partagé

Noyée d’ombres et d’herbes

Opulentes et dressées

Je me tais et demeure isolée

Le soleil sur mes épaules en portée

Joue ses blanches et ses noires en cortège

Un talon picore le pavé

Une voix s’exprime en arpèges

Moi sur mon nuage poudré

Invisible, j’écoute le ciel

Et sa douce voix chamarrée

D’où sourdent cent sortilèges

Dont je reste un peu ligotée

La ville soupire de sommeil

Et souffre de son ventre gonflé

De tant de vies bavardes et zélées

Ici tout se tait

Juste sous moi

Juste en dedans de moi

Même mon cœur se tait

Les grandes ondes bleues

Le s grandes vagues vertes

Bercent mon absence

Et je rêve un peu

La mer borde ses rives dans ma tête

Et mon île est sa demeure…

 

 

A propos Phédrienne

Je suis ce que j'écris, ce que je vis, et réciproquement, cela suffit sans doute à me connaître un peu :)
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