Je crois en la douceur

Je crois en la douceur

C’est même la demeure où je veux habiter

Je crois au pouvoir des mains

Posées sur un front fatigué

Je crois en la sincérité

Je crois aux larmes non cachées

J’ai le cœur nu, tout arraché

Je me suis si souvent trompée

J’ai si souverainement écouté

La voix des sirènes du fleuve

Qui m’a emportée

Aujourd’hui, le vent me bouscule

Se fraie une voie dans ma maison

Et c’est l’horreur qui véhicule

Son lent cortège de trahisons

Mais je prendrai la soie et le velours

Et la lumière douce du jour

Les regards des éplorés

Les sourires des enfants jetés

Sur l’infortune des mauvais jours

Sur le manque évident d’amour

Je laverai mes joues de baisers

Et mon corps de lait sucré

Douce, douce, si douce encore

Douce à m’en saouler

Douce à tout oublier

Tout oublier…

A propos Phédrienne

Je suis ce que j'écris, ce que je vis, et réciproquement, cela suffit sans doute à me connaître un peu :)
Cet article, publié dans Les poésies de Colette, est tagué . Ajoutez ce permalien à vos favoris.

2 commentaires pour Je crois en la douceur

  1. Francis dit :

    Elle existe pourtant, il ne faut cesser d’y croire et vouloir la croiser, ne pas l’oublier jamais, ni l’ enivrante paix intérieure qu’elle procure à qui la désire…

    J'aime

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s