Cet obscur objet du désir

 

Le corps est un enchantement silencieux

Où l’âge jamais ne s’invite, c’est heureux

Le murmure des doigts glissant dans les ombres

Le tissu glissant d’un dos nu sans encombre

Sont les faveurs cachées de toute honte bue

Chevelure ondoyant ses fleuves mélangés

Bouches fruits polissons de gourmandes bouchées

L’épure des corps indomptés, arcboutés

Arpèges égrenant leurs délices savants

Symphonie de la chair en opus troublant

Je me tais, tout est dit, mais plus que tout cela

Ce qui doucement vit chante plus fort que moi

Complainte du désir qui s’autorise tout

Dans les cris et les rires et les regards jaloux !

A propos Phédrienne

Je suis ce que j'écris, ce que je vis, et réciproquement, cela suffit sans doute à me connaître un peu :)
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