Morphée

 

Je me suis endormie tout éblouie de rêves

L’eau coulait blonde et bleue sur une rouge grève

Et de grands oiseaux blancs à peine silencieux

S’étonnaient de mon silence sans aveux

Le sommeil est un champ d’impossibles victoires

Où les instants s’habillent de cent mille façons

J’aime à y tracer de folles trajectoires

En oubliant combien le monde est sans aplomb

Entonnoir dodu où coulent de vains déboires

Miroir éclaté des illusions perdues

Quand je dors, Don quichotte armée de mon grimoire

Je transforme la vie en contes et chansons

Mais la vie n’est réelle qu’autant qu’on le soupçonne

Et sous mon toit fumant d’idées sans frein ni gomme

Je dessine à ma plume le décor de mes jours

Un peu de fantaisie et des rires en atour

Beaucoup d’entêtements, la chaleur de l’amour…

 

 

A propos Phédrienne

Je suis ce que j'écris, ce que je vis, et réciproquement, cela suffit sans doute à me connaître un peu :)
Cet article, publié dans Les poésies de Colette, est tagué , , . Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

w

Connexion à %s