Motive-moi

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Je me suis levée ce matin comme une fleur sauvage

Désertée d’eau et sans malice

Les pétales chiffonnés et l’âme très peu sage

Les sépales amollis autant que le cerveau

Il y avait, sortant de la ligne des toits

Un soleil écrasant rouge de ses envies

Et puis, il y avait moi, aussi nue qu’une main

Debout devant ma fenêtre avec mon œil éteint

Les cheveux en broussaille et les idées sans tain

Mais ce n’est pas très grave et  j’aime mieux ainsi

Chuchoter à ton âme que j‘ai un peu d’ennui

Un peu de vague à l’être, une petite mollesse

Et un feu de détresse en balise derrière

Mes pas sur le parquet qui cherchent le soleil

Le vrai, celui qui étincelle de l’intérieur !

Ô les drôles de matin de celui qui ne se ment guère à lui-même

A qui son cerveau crie, dors, tu ne vas pas bien !

Ta blanche robe de spleen ne tient pas sur ton dos

Ecoute-moi à demi-mot et ne cherche pas à sourire

Il viendra de lui-même sans même te prévenir

Quand lâchant ton image dans le flot du vent

Tu seras donc comme un enfant

Qui ne cherche à plaire à personne

Et sait la valeur de l’instant !

 

A propos Phédrienne

Je suis ce que j'écris, ce que je vis, et réciproquement, cela suffit sans doute à me connaître un peu :)
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