Marée montante

 

Un grand silence nu enrobe ce matin

A l’heure où la fraicheur marque de ses embruns

De ses dents sur ma nuque son sceau de dur airain

Et je retiens entre mes doigts ce pur écrin

 

Les épaules de ma ville sont un peu fatiguées

Marquées de meurtrissures, de blessures rentrées

Et j’entends la voix douce de sa plainte larvée

J’attends à ses côtés la pluie qui doit tomber

 

Mer, écumes, et récifs des lointains océans

Amenez à moi vos radeaux de fortune

Je voguerais sur eux vers le ciel, la lune

Accrochée au trident du beau vieux Neptune

 

Les trottoirs ont fondu dans la brume de soie

Les toits ont disparu puis les rues et nos pas

Je songe à ces étés aux senteurs fantasques

Aux rues mouillées de bruits, à leurs  belles flaques…

A propos Phédrienne

Je suis ce que j'écris, ce que je vis, et réciproquement, cela suffit sans doute à me connaître un peu :)
Cet article, publié dans Les poésies de Colette, est tagué , . Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s