Et revoilà la nuit…

Et revoilà la nuit

 

Serre-moi,

Je suis l’enfant blottie dans la rivière de tes draps

Le grand cerne de ton regard veille sur moi

Tu es la pierre chaude où je m’ancre

Quand viennent les heures oubliées

Ces passerelles de récurrence

Où mon esprit vient balancer

Serre-moi, j’ai peur des hommes  je te le dis

De leurs mots durs, de leurs crimes impunis

Je garde la douceur des petits que mon ventre a portés

Comme une terre ensemencée

Comblant de mon enfance les grands trous noirs

Longtemps je t’ai craint

Tu étais l’âme damnée de mes temps rouges

Quand le chagrin vous mord et que personne n’est là

Et puis, tu es devenue mon ombre, la nuit

Quand nous sommes épaules à épaules

Abouchées, frottées d’étoiles et de sève noire

Quand nous sommes deux femmes silencieuses

Et que le matin ne vient pas…

A propos Phédrienne

Je suis ce que j'écris, ce que je vis, et réciproquement, cela suffit sans doute à me connaître un peu :)
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