Murmure sucré

Mon corps est un murmure sucré

A peine audible, à peine paré

Filant ses airs de flûte et de cuivre

Sous les grands rideaux chamarrés

Hors le silence des églises

La paix du jour et la nuit gourmée

Je dérive en fleuve indocile

Je déborde de mes rives ocrées

Les grandes ailes de ses mains

Comme deux papillons de vie

Tracent leurs ellipses invisibles

Sur ma peau  à peine encensée

Et si je tais l’humeur candide

La vanille et l’encens poivré

De l’air qui doucement pétille

Entre mes draps un peu troublés

C’est que je sais l’or du mot tu

Et la violence des baisers

Quand tout s’arrête et que tout vrille

Sous mon plafond blanc et ombré…

A propos Phédrienne

Je suis ce que j'écris, ce que je vis, et réciproquement, cela suffit sans doute à me connaître un peu :)
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2 commentaires pour Murmure sucré

  1.  » Como dos mariposas de vida/ trazando sus elipses invisibles… » une très belle sonorité même en español! Merci pour ce magnifique poésie!
    Bisous.

    Aimé par 1 personne

  2. Phédrienne dit :

    Quelle merveille de le lire ainsi, ta langue est si belle ! Merci Barbara !

    J'aime

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