A Verse

7705

 

Lovée sur un coussin par terre

Dans le creux- à- penser sous ma fenêtre

Les genoux bien serrés entre mes mains

J’écoute chanter la pluie comme un battement de cœur

Claquer mes vitres closes, mugir

Tremper le paysage de sa soupe froide

Délayer les toits, la rue

Epanouir les corolles noires qui courent

Elle m’est douce la coquine qui atténue les bruits

Feutre à mon oreille les pas, les voix

Filtre la lumière et adoucit mon temps

Ralenti à l’extrême,  ramassé sur lui-même

La forêt humide répand ses bras noirs

Sa mousse, son lichen sur mes armoires

Terre  à ciel, je suis posée comme une virgule

Sur un miroir…

 

Publicités

A propos Phédrienne

Je suis ce que j'écris, ce que je vis, et réciproquement, cela suffit sans doute à me connaître un peu :)
Cet article, publié dans Mon réflex et moi, univers d'images, est tagué , , , . Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s