Territoire

Passée l’urgence de saisir, de conquérir

Et de surprendre,

Passée l’image d’un avenir, d’une heure, d’un mot,

Qu’est-ce qu’il restera ?

De toi, de moi, de ces illusions ivres,

Des trottoirs lavés de nos pas,

De l’obsession d’entendre et d’être là.

Est-ce que tout cela était un rêve ?

Le chemin, la trajectoire déviante d’un désir,

Le besoin immédiat, assouvi ; le ventre, plein.

Dans les plis de mes paupières lourdes, j’ai gardé

Quelques fragments de ces songes imprécis,

Et La  vanité de ma beauté d’être, encore !

Et pourtant…

Des fois, j’aimerais être un chien,

Parce qu’il n’y a pas plus fidèle,

Et que, là où est l’amour de son maître,

Tous les territoires sont les siens.

Nous, toi, moi, eux, nous sommes si incertains

Si fluides, que nos engagements glissent,

Sur les débris de nos cœurs,

Et à travers nos mains…

Mais je prendrai un peu de silence,

Le timbre nu de ces instants,

Où rien ne se passe,

Pour tracer une empreinte,

Qui restera juste assez de temps,

Pour qu’on la devine, en passant …

A propos Phédrienne

Je suis ce que j'écris, ce que je vis, et réciproquement, cela suffit sans doute à me connaître un peu :)
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2 commentaires pour Territoire

  1. Bravo, chère Phédrienne!!!
    Gros Bisous!

    Aimé par 1 personne

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