La solitude de Spinoza

Je suis seule comme toi, avec moins de talent,

Moins de forces il est vrai, et beaucoup moins d’allant,

Mais du fond de mon nid nu sous les étoiles,

Je partage avec toi l’exil et la voile,

D’un seul bateau de mots qui ne comprennent rien

Et jamais ne dessinent autre chose qu’en vain.

Même fuite hors du temps, hors de la société

Et ses rites païens  qui viennent enténébrer

La simple et belle et pure fureur de vivre.

Je suis seule, c’est vrai, c’est ma terre, mon île,

Et dussé-je rêver d’un sol plus solide

Je ne pourrais, partant, être autre que je suis

Ni me mêler aux autres sans faire de folie.

Tu vois, je te comprends à défaut de te lire

Avec une nécessaire pénétration,

Mais c’est avec tendresse qu’en toi je respire

Cet air de liberté qui vit sans conditions,

Et quand mon front penché, à ton ombre délivre

Du passé incertain une même conviction,

C’est ta main que je vois écrire sans faiblir

Ce qui sans doute aucun, célèbre encore ton nom….

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A propos Phédrienne

Je suis ce que j'écris, ce que je vis, et réciproquement, cela suffit sans doute à me connaître un peu :)
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