Voile au vent

Mon bonheur ne passera pas la porte de ma chambre,

Ce vaste monde où la mer se retire sans fin

Où je peux vivre nue comme une pierre

Que rien n’émousse et que tout peint

La douceur de mes draps enlaçant de lumière

Le silence des nuits où tout me rejoint

Où mon cœur percé de tant de bannières

Se met à battre à contre rythme et vient

Joncher de sa lente misère

Le bord effrangé de mes mains

Je n’ai pas de tristes rivages

Ni la poitrine cuirassée

Et m’offre à la vie poings et pieds déliés

Avec le refus sauvage de n’être que dépit

Viens, parle-moi, je n’en croirais pas un mot

Mais c’est ce qui reste beau

La marée de ta voix poussant ses blancs nuages

Tes batailles prévues et mes adoubements

Sur quelques points de menus naufrages

Et le rire comme un gréement …

A propos Phédrienne

Je suis ce que j'écris, ce que je vis, et réciproquement, cela suffit sans doute à me connaître un peu :)
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