Si ça n’existe pas…

Je serre dans mes poings des airs de fortune

Le temple de mes jeux, mes murs de satin

Mon jupon de soie brune et ma robe en demain

Chaque seconde, chaque minute, est mon chemin

Si ça n’existe pas, que croulent mes châteaux

Et leur sable brûlé de mes passions tenaces

Que chantent les rivières et les rues où je passe

Avec mes airs de rien et mes envies de tout

 

Je souris à la mort, à l’enfant, à la face

Blême et silencieuse de ceux qui n’ont plus rien

Plus rien que mon regard tendu comme une trace

Entre eux et moi soudain, leur faim devant ma faim

Si ça n’existe pas, alors je m’exile dans un entre ciel volé

A l’ombre pure et blanche de deux grands interlignes

Où je dormirais longtemps comme  un oiseau calmé

Juste le temps de tout réinventer…

 

Je danse comme le feu, le corps dur et joyeux

C’est la musique folle qui m’appelle et me veut

Encore, encore, des violons, des arpèges

Encore, encore, le vent, le soleil, la neige

Si ça n’existe pas, que passent les orages

Et leurs grands draps tendus de nuit

Entre midi et minuit sur un grand lit de glace

Je glisserai, pugnace,  dans mes folies…

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A propos Phédrienne

Je suis ce que j'écris, ce que je vis, et réciproquement, cela suffit sans doute à me connaître un peu :)
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Un commentaire pour Si ça n’existe pas…

  1. Superbe ce chant de vie!
    Bisous!

    J'aime

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