Reflets croisés

9010

Quand il pleut sur la ville les dimanches d’ennuis

Et que mon pas tranquille dans les flaques s’oublie

Marquant à sa façon de longs temps de répit

Sautant de mare en mare un peu comme un cabri

Je tends l’œil et l’oreille aux ondes en passant

Aux longues files sonores qui s’engouffrent en criant

Dans la bouche du monstre toujours en éveil

Qui les broie en riant de ses lèvres vermeilles

Miracle des ponts dressant leurs arcs purs

Aux croisées des rues vides de douceur et d’azur

Des reflets réveillant de vieux siècles passés

Et qui mêlent en silence leurs colonnes dressées

Frontière de vies sourdes et de rythmes pressés

Que rompt, solitaire, une autre ombre et un chien

Nous sommes donc trois marcheurs suspendus à des riens

N’attendant ni personne, ni regard ni train

Juste la rue et l’eau et puis l’air et enfin

Le jour qui succombe au soir qui s’en vient…

Publicités

A propos Phédrienne

Je suis ce que j'écris, ce que je vis, et réciproquement, cela suffit sans doute à me connaître un peu :)
Cet article, publié dans Mon réflex et moi, univers d'images, est tagué , , , . Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s