N’aie pas peur

N’aie pas peur, j’ai posé mes armes de guerre

Ma hache d’encre dure, mes silex tranchants

Et le fil de ma langue coupante de sorcière

Ecoute bien le grain et le sucre de ma voix

Elle se pose légère comme un soupçon de rêve

Je suis fatiguée des cris et des hourras

J’ai posé les « il faut », j’ai jeté les «  tu dois »

Et les « tout écrivain qui se respecte ! »

Moi, je suis juste moi

Et les mots de ma traîne

Couleur d’ardoise et de gorge de loup

Se posent en oiseaux épuisés de voyages

Sur un temps de silence

Sur un lit de repos

N’aie pas peur

Je berce contre moi un chant d’enfance pure

Un soupçon de langueur

Un écheveau de doutes salutaires

Qui s’effiloche sans que je ne retienne rien

Et demain

A peine réveillée de ces songes étreints

Chaque nuit qui se dresse entre mes quatre murs

Chaque nuit où je joue à regarder dehors

L’ombre des ombres

Je serai douce encore, j’en ai tant besoin

Et de la lumière du matin

Avant que se crée le monde…

Publicités

A propos Phédrienne

Je suis ce que j'écris, ce que je vis, et réciproquement, cela suffit sans doute à me connaître un peu :)
Cet article, publié dans Les poésies de Colette, est tagué . Ajoutez ce permalien à vos favoris.

2 commentaires pour N’aie pas peur

  1. J’aime beaucoup!!!
    Bises!

    Aimé par 1 personne

  2. Phédrienne dit :

    C’est toujours un plaisir de partager ces mots avec toi ! Merci !

    J'aime

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s