Giboulées (poème de saison)

Déferlant sur mes vitres des sillages durs

racontent leurs histoires en sauvages murmures

Je marche en funambule sur mon parquet de nuit

et de châtaigne mûre où sinuent tous les bruits.

Ô laissez-moi chanter ma balade illusoire

tandis que les nuages crèvent dans ma mémoire !

Je bois mon vin de messe rouge comme mon sang

et baigne dans l’ivresse de tous mes doux penchants

pendant que la raison pure me critique

Et que l’oeil de Kant me condamne à l’éthique.

Ô laissez-moi rêver à un peu de folie

Quand le soleil s’enfouit dans les bras de la pluie !

Ni sage ni démone, ni nymphe ni garçonne

le crayon levé haut sur du papier couché

je divague et fredonne à termes composés

et tout mon coeur ribaud danse le madison

Ô laissez-moi pécher mignonnement parfois

et laisser au courant les affaires de foi

à l’air les idées, à l’eau tous les émois

à toujours, à jamais mes envies et mes choix !

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A propos Phédrienne

Je suis ce que j'écris, ce que je vis, et réciproquement, cela suffit sans doute à me connaître un peu :)
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