Quatuor

Ca naît au cœur du vertige. Vision lointaine et puis à ras de terre. Les robes violine, presque noires, veloutées, les tenues blanches poudrées de rose frais, veinées de jaune, les jupons ocrés. L’herbe neuve qui pique sec le dos, les mains. A ras du sol, je me tais, j’ai posé l’appareil photo. A plat ventre, je regarde sans bouger. Les bruits disparaissent. Le chapeau de la jeune peintre assise non loin de moi s’incline à intervalles réguliers, son pinceau bat le rythme dans l’air chaud. Aucun vent ; les dames gardent la pose dans leur fourreau de pétales neufs, l’une trône, plus haute, mieux épanouie, dame douairière surveillant ses troupes de jeunes filles. Mon regard se perd dans la dentelure d’un corsage de pétales lacé haut autour du calice. Je suis bien, aucune pensée ne me vient plus…

37 43 56 58

A propos Phédrienne

Je suis ce que j'écris, ce que je vis, et réciproquement, cela suffit sans doute à me connaître un peu :)
Cet article, publié dans Mon réflex et moi, univers d'images, est tagué , , , , . Ajoutez ce permalien à vos favoris.

2 commentaires pour Quatuor

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s