Sur le banc

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Sur le banc où à peine la lumière se pose

Un vieux monsieur distrait a oublié le temps

Et son livre corné de poèmes vieillots

Que ses lèvres chantaient au gré du vent

Deux écureuils gris, à peine assoupis

Au- dessus de sa tête ne faisaient pas de bruit

Et mon pas de paresse, long et silencieux

N’a pas  gêné non plus ce lecteur audacieux

Si j’osais, dès demain, dans le halo feutré

Qui baigne le vieux banc de son charme doré

J’irais poser un livre et puis attendre un peu

Qu’un passant anonyme ou bien des amoureux

S’en viennent lire aussi sans crainte de surprendre

Et laissent la nuit les entendre…

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A propos Phédrienne

Je suis ce que j'écris, ce que je vis, et réciproquement, cela suffit sans doute à me connaître un peu :)
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2 commentaires pour Sur le banc

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