Je vais au bois

1891

Je vais au bois y cueillir les feuillées

De belle trame rouge et d’or liées

Lors même que la ville m’enserre

Dans ses bras de marâtre austère

Je vais courant d’écorces en chemins

Entre les pentes noires, les sapins

Traquer les ombres denses et les matins

Qui se lèvent en pleurant de chagrin

Des oiseaux filent au mitan du ciel

Entre la nuit qui meurt et le soleil

Dans son grand manteau doux mangé de pluie

La forêt me berce de son ennui

Et j’écoute  en marchant son chant captieux

Qui ancre en moi ses mots insidieux …

A propos Phédrienne

Je suis ce que j'écris, ce que je vis, et réciproquement, cela suffit sans doute à me connaître un peu :)
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